Nathalie Roy, autrice, journaliste, scénariste, réalisatrice de séries documentaires et coanimatrice du balado de true crime Histoire à mourir debout, vient de faire paraître chez Saint-Jean Éditeur le premier volume d’une longue série, on espère, Les plus grands cambriolages du monde. Ce sont dix histoires vraies fascinantes et captivantes, racontées de manière rythmée, qui se lisent comme de courtes nouvelles. Chacune d’elles est aussi accompagnée d’illustrations par Pascal Colpron pour ajouter à notre imaginaire.
Résumé : Dans le monde des criminels, les cambrioleurs, qui nous fascinent par leur audace, leur intelligence et leur efficacité, occupent une place à part. Certains font preuve d’une imagination digne des meilleurs scénarios hollywoodiens. Pas surprenant qu’on retrouve souvent leurs exploits au grand écran ! Ce livre raconte des vols marquants, perpétrés ici et ailleurs : de la « Casse du siècle », où des tunneliers ont creusé des égouts jusqu’à la chambre forte d’une banque, aux voleurs de sirop d’érable qui ont dérobé leur butin dans un entrepôt verrouillé par un simple cadenas ; des « voleurs-acrobates de Sherbrooke », qui dévalisaient leurs victimes en passant par les toits aux « Amazones du Vaucluse », des mamans qui ont braqué des banques pour nourrir leurs enfants ou encore aux « Papys braqueurs » qui ont volé Kim Kardashian à Paris.
Nathalie Roy était, à mon avis, la personne idéale pour écrire ces récits de cambriolages. De par son métier de journaliste, Nathalie s’est basée sur une recherche rigoureuse : revue de presse, balados, documentaires, entrevues avec les cambrioleurs, les victimes, les policiers et les procureurs, dont on retrouve certains liens à la fin du livre pour en savoir plus. Nathalie est également une de mes autrices préférées et je savais qu’elle saurait infuser une humanité et une sensibilité à ces récits avec son sens du dialogue et ses qualités de romancière. Ayant en plus scénarisé plusieurs séries documentaires sur des affaires criminelles et animé un balado de true crime, Nathalie avait l’aisance nécessaire pour nous tenir en haleine, et nous captiver dès la première page. Elle a su également décortiquer les faits, nous les présenter de manière précise et concise tout en nous plaçant dans la peau des protagonistes et même en nous présentant différents points de vue.
Personnellement, je ne suis pas vraiment une amatrice de true crime, mais j’adore me transposer dans la tête d’un cambrioleur pour comprendre ses motivations, et me laisser fasciner par son imagination fertile pour concocter des scénarios complexes et variés pour arriver à ses fins. Même si je connaissais déjà certains de ces cambriolages, comme la casse du siècle, l’héritière à la mitraillette et le vol de sirop d’érable, j’ai adoré lire ces récits concis d’une vingtaine de pages, qui m’ont permis d’en connaître davantage sur ce qui a entouré ces vols et ces personnages fascinants.
Parmi ces histoires, il y en a quelques-unes qui sont, à ce jour, toujours non résolues, et je suis restée sur ma faim de ne pas avoir de réel dénouement. Les récits qui m’ont le plus troublé ou encore fasciné sont assurément l’histoire de Patricia Hearst, qui est une femme fascinante, de même que la Casse du siècle pour son audace et sa complexité de «marde», ainsi que Au nom de l’adrénaline, cette histoire que se passe à Sherbrooke, ma ville natale, en 2013, alors que les voleurs s’infiltrent par les toits des commerces, mais ont poussé un peu trop leur audace.
Je dois faire une mention spéciale à Pascal Colpron pour ses illustrations, dont on retrouve au moins 2 magnifiques dessins en noir et blanc par histoire. Cela ajoute à notre imaginaire de voir ces illustrations, un peu comme le fait les dessins dans une description d’une journée à la cour.
Ce que je retiens de ces histoires vraies, mais parfois invraisemblables par leur côté spectaculaire digne des films d’Hollywood, c’est que la motivation première d’un cambrioleur de l’appât du gain est souvent remplacée par la suite par l’adrénaline qui les pousse à continuer à voler par la suite, puis la sensation d’être invincible et de vouloir marquer un plus grand coup, qui le pousse ensuite à faire des erreurs et à se faire prendre. Pour d’autres, la motivation est plutôt la soif de justice, ou encore la célébrité, se faire reconnaître comme celui qui a réussi un exploit que personne n’a pu atteindre avant. Bref, c’est fascinant de voir ce qui se passe dans la tête de ces cambrioleurs pour justifier des actes aussi dangereux et audacieux.
Nathalie Roy est journaliste, réalisatrice, scénariste et autrice de 13 romans, dont La vie épicée de Charlotte Lavigne, J’ai choisi Janvier et la biographie La folle aventure des BB. Originaire de Sherbrooke, elle travaille dans les médias depuis plus de vingt-cinq ans en tant que journaliste. Elle a scénarisé plusieurs séries documentaires sur des affaires criminelles pour Illico+ et Crave. Elle coanime le balado de true crime Histoire à mourir debout diffusée par Radio-Canada OHdio.
Illustrateur : Pascal Colpron
Pascal Colpron est un illustrateur et bédéiste québécois. Son travail a été vu dans le journal Spirou et le magazine Les Débrouillards. Il a dessiné des bandes dessinées publiées chez Dupuis, La Pastèque et Front Froid.
Date de Parution : 21 octobre 2026
Nombre de pages : 216 pages
Prix : 34.95$
Éditions : Saint-Jean Éditeur https://saint-jeanediteur.com/

























![Vue de l’œuvre de Chiharu Shiota Accumulation—Searching for the Destination [Accumulation – en quête de la destination] (2014/2026), dans l’exposition Chiharu Shiota : Les frémissements de l’âme au Musée des beaux-arts de Montréal. Collection de l’artiste. © Chiharu Shiota / VG Bild-Kunst, Bonn / CARCC Ottawa 2026. Photo MBAM, Julie Ciot](https://lesartsze.com/wp-content/uploads/2026/09/Shiota_comm-_DSF9895c_JC-MOD-360x180.jpg)





















