Après quinze saisons, rares sont les émissions capables de se réinventer sans perdre leur essence. Pourtant, Les Chefs! revient cette année avec une intensité renouvelée, où la compétition culinaire dépasse largement le cadre de la performance technique. Dès le premier épisode, une chose s’impose : cette saison sera celle des émotions.
Dès le coup d’envoi qui sera donné par Élyse Marquis ce soir sur ICI Télé à 19h30, la brigade 2026 plonge dans un univers où chaque seconde compte. Douze candidats, tous issus de parcours solides et variés, s’affrontent dans 3 épreuves inspirées de grands classiques de la cuisine française : le poulet cordon bleu – pommes duchesse, la sole amandine – pommes darphin et le tournedos Rossini – pommes Pont-Neuf. Le tout sous l’œil attentif du jury à nouveau composé de Jean-Luc Boulay, Normand Laprise, Pasquale Vari et Isabelle Deschamps-Plante, les candidats toujours mentorés par Colombe St-Pierre.

Mais au-delà de la rigueur et de l’excellence attendues, c’est ailleurs que la saison 15 surprend.
Une brigade soudée… dès le départ
Si l’esprit de camaraderie n’est pas nouveau dans Les Chefs!, la cohésion de cette nouvelle brigade frappe par sa rapidité et son intensité. Dès les premiers instants, les liens se tissent naturellement entre les candidats, comme une évidence.
Cette solidarité, déjà bien ancrée dans l’ADN récent de la compétition, semble ici atteindre un autre niveau. Elle transforme l’expérience, autant pour les participants que pour ceux qui les regardent.
Et cela se ressent très tôt. Dès la première élimination, l’émotion est palpable. Les réactions sont sincères; le départ d’un candidat touche l’ensemble du groupe.
Une intensité qui n’a pas laissé le jury indifférent.
Lors du visionnement de presse, Jean-Luc Boulay nous explique : « Vous avez vu la première ? Vous avez eu des larmes aux yeux ? Si ce n’est pas de l’émotion ça ?! Ça va être ça tout le long ! ». Le chef ne cache pas sa surprise : « En 15 ans, c’est la première fois que j’avais des larmes aux yeux. J’avais jamais connu ça. »
Il insiste sur ce qu’il perçoit comme une évolution marquante : « Les jeunes maintenant sont très, très soudés les uns les autres […] Même en duel, ils vont s’entraider. J’ai jamais vu ça. »

Le véritable défi : maîtriser l’incontrôlable
Si l’amitié s’installe, la pression, elle, ne disparaît pas. Bien au contraire. Entre contraintes de temps, attentes élevées et jugement d’un jury prestigieux, les candidats doivent composer avec un équilibre fragile.
Pour mieux les connaître, et pour comprendre ce qui distingue leur réalité en compétition de leur pratique en cuisine, nous leur avons posé deux questions.
Dans le contexte des Chefs! : qu’est-ce qui représente le plus grand défi — le temps, la pression ou le jugement ?
Et dans leur vie de tous les jours, comment définissent-ils leur style culinaire ?
Un double regard qui permet de saisir à la fois le chef en action… et le chef qu’ils sont au quotidien.
Voici vos 12 candidats 2026 :

Temps, Pression ou Jugement.
« Le temps. Cuisiner pour moi, je trouve que qu’il faut prendre du temps. Plus que tu prends du temps, plus qu’il y a de l’amour. Donc si t’as un défi de 50 minutes, une heure, deux heures, c’est juste du temps d’amour. Plus que t’en as plus que c’est bon, plus qu’il y a d’amour, plus de sel, plus de temps à réfléchir, plus c’est bon, plus ça montre ta personnalité. »
Ton style en 3 mots ?
« Élyse Marquis m’a dit que j’étais cool ou chill. Je dirais aussi bon vivant et ébarbouillé. J’aime le chaos. »

Temps, Pression ou Jugement.
« La pression je pense. Le temps, ça allait pour moi. Mais la pression, c’est un nouveau sentiment, différent de la pression du travail. Le jugement, j’ai pas trouvé ça si difficile parce qu’on sait entre guillemets à quoi s’attendre. On sait ce qu’on a cuisiné. On est plus ou moins au courant de ce qu’ils vont nous dire. »
Ton style en 3 mots ?
« Organisée. Colorée. Technique. »

Temps, Pression ou Jugement.
« Je dirais que c’est un ensemble des trois : la compétition, c’est pas facile. J’ai écouté l’émission plusieurs années, on l’appréhende, mais sans l’avoir vécu, c’est dur; on peut appréhender, mais on ne sait pas vraiment c’est quoi en fait.»
Ton style en 3 mots ?
« Gourmand. Authentique. Vrai. »

Temps, Pression ou Jugement.
« La pression. Honnêtement, c’est vraiment une pression que j’ai jamais ressentie dans ma vie. Pourtant, j’ai quand même travaillé dans beaucoup de restos, mais ce genre de pression, j’ai jamais vécu à part que dans Les Chefs!. Franchement, le fait qu’on soit une belle équipe, je pense que ça a aidé, qu’on soit une belle brigade. En fait, on s’entraidait tous, on se regardait, on s’aidait, je pense que ça a aidé à gérer cette pression ».
Ton style en 3 mots ?
« Simple. Généreuse. Passionnée. »

Temps, Pression ou Jugement.
« C’est sûr : le temps; c’est la seule chose qu’on ne peut pas contrôler. Après ça, c’est de s’organiser, mais c’est sûr que le temps, on s’entraîne pour ça. Dans mes premiers entraînements, il me restait cinq minutes, puis mes assiettes n’étaient pas chaudes, etc, ça ne pardonne pas. À la fin, il faut que tu goales. »
Ton style en 3 mots ?
« Naturel. Subtil. Respectueux. Être chef c’est pas juste être un cuisinier. Être chef, ça part de l’humain, ça part de la gestion, ça part de plein de panoplie de choses qui sont beaucoup plus complexes que juste la nourriture. Être chef, c’est oui, bien cuisiner, mais une fois que tu as établi ton menu, il faut que tu gères tous les gens autour de toi, que tu les valorises, que tu les mettes dans des situations parfaites pour pouvoir faire ce que tu as en tête, c’est eux qui complètent, c’est eux le plus important. Donc le respect oui, assurément. »

Temps, Pression ou Jugement.
« Je pense que la cuisine, c’était le plus difficile pour moi. Plutôt les défis avec moi-même, de sortir de ma zone de confort, je suis plus boulangère ! Mais qu’est-ce que je trouve beau de cette saison, c’est qu’il y a beaucoup de femmes. Et ça, j’étais fière de faire partie de cette saison. Et aussi pour moi, particulièrement, c’était difficile de parler français parce qu’en général je parle plus anglais, mais c’est important pour moi aussi pour pratiquer ça pour parler plus et je suis fière de moi-même. »
Ton style en 3 mots ?
« Le gluten ! lol Je suis boulangère, je fais beaucoup de pasta, je fais beaucoup de desserts, du pain. Je pense que c’est mon style : « cuisiner grand-maman ». J’aime beaucoup ça. Donc : Gluten. Grand-maman. Pâtes ». Elle rit.

Temps, Pression ou Jugement.
« Je pense que je dirais les trois en même temps, mais c’est sûr que le jugement me faisait peur parce que c’est des chefs qui sont vraiment importants pour moi, qui ont fait partie de mon parcours culinaire. C’est quand même des modèles de chef qu’on respecte et qui nous suivent tout le long du parcours. Le temps, j’en parlerai pas. Ça passe tellement vite ! Même si c’est un épisode avec deux heures de défi. ça passe en cinq minutes dans notre tête, c’est c’est tellement rapide ! »
Ton style en 3 mots ?
« Nostalgique. Réconfortant. Ludique. »

Temps, Pression ou Jugement.
« La langue ! lol ! Le temps c’est l’obstacle le plus grand qu’on a et l’organisation aussi. Des fois, quand t’as un plan dans ta tête et quand tu finis, tu fais ton plat, c’est vraiment différent à celui que t’as dans ta tête. Le temps, c’est comme un ingrédient qu’on compte tout le temps dans la cuisine, mais aux Chefs!, c’est vraiment plus court que d’habitude. »
Ton style en 3 mots ?
« Latino-américain. Frais. Simple. »

Temps, Pression ou Jugement.
« Il faut décider entre les 3 ? lol ! Je pense que c’est le temps. Le temps de préparation en fait, avant chaque défi. Il y a certaines personnes qui réfléchissent vite, d’autres que ça leur prend plus de temps pour faire un plat élaboré. Ça joue là-dessus aux Chefs!. Quand on a 15 minutes pour penser au plat… »
Ton style en 3 mots ?
« Gourmand. Produits. Saison. Respect du produit en fait et respect des saisons. »

Temps, Pression ou Jugement.
« C’est sûr que le stress de toute la pression… tu veux pas décevoir, tu veux pas TE décevoir, tu veux bien cuisiner dans un court laps de temps. Je pense que c’est ça qui a été le plus dur pour moi à gérer. Il y a tant que gens pourquoi que je suis rendu ici – mon père c’est sûr – ils me supportaient, je voulais juste leur faire honneur ».
Ton style en 3 mots ?
« Cuissons longues. Détails. Coupes franches. J’aiguise moi-même mes couteaux, j’ai tout mon set; je fais beaucoup de cuisine japonaise et c’est super important d’avoir des coupes super carrées. »

Temps, Pression ou Jugement.
« La pression, beaucoup dans les moments d’attente, dans la préparation, le avant, le après : le temps, c’est le défi ! La pression que je me suis mise; du moment que j’ai su que j’étais sélectionnée, j’ai étudié en fou, je me suis enfermée chez nous, puis j’ai étudié, ça m’a beaucoup challengée. Ça m’a vraiment poussée à me dépasser, on s’en met beaucoup sur les épaules. »
Ton style en 3 mots ?
« Créatif. Féminin. Coloré. »

Temps, Pression ou Jugement.
« Oh je pense que c’est un bon mix de difficultés. Honnêtement, de balancer ces trois points-là, c’est ça le plus dur. Je te dirais, par contre, le temps, c’est vraiment quelque chose de compliqué. On en voudrait toujours plus, mais on en a tout le temps moins. En cuisine on est prêt à ce que ça sorte, on sait ce qui nous attend, tandis que là-bas aux Chefs!, on n’a aucune idée de ce qui s’en vient. Puis il faut trouver le moyen de faire fitter ça dans un temps complètement absurde. »
Ton style en 3 mots ?
« Coloré. Énergique. Réfléchi. »
Au-delà de la compétition
Cette 15e saison ne se contente pas de tester les compétences culinaires. Elle met en lumière l’humain derrière le chef : les doutes, les ambitions, les parcours.
L’arrivée d’un balado, également animé par Élyse Marquis, prolonge d’ailleurs cette volonté d’aller plus loin, en donnant la parole aux candidats dans un cadre plus intime. Le premier épisode du balado Les chefs! sera disponible dès le 2 juin sur Radio-Canada.ca/leschefs et également pour écoute sur Radio-Canada OHdio. Le deuxième épisode sera offert le 9 juin et les trois derniers le 16 juin.
Mais déjà, à l’écran, le ton est donné.
Entre le temps qui file, la pression qui monte et le jugement qui tranche, une autre dimension s’impose : celle des émotions. Et cette année, elles pourraient bien devenir l’ingrédient principal de Les Chefs!.





























































