L’auteur français Bruno Combes, connu pour ses succès Parce que c’était toi… et sa suite, Seulement si tu en as envie…, vient de publier, en août dernier, le roman La part des anges, aux éditions Michel Lafon. Ce roman qui pose la question : comment survivre après un drame ?, aborde des sujets comme le deuil et les affres causés par la Seconde Guerre mondiale, avec doigté et finesse. C’est à la fois émouvant et touchant de voir ces deux femmes, dans deux époques nous donner des leçons de vie et d’espoir.
Résumé : Lisa et Hugo, un couple de Parisiens, s’installent avec leur petite Émilie dans une ancienne ferme rénovée au fin fond du Périgord. Ils ont quitté le tumulte de la capitale pour tenter de se reconstruire après la mort de leur fils de huit ans dans un accident dont Lisa s’estime responsable. Mais si, avec le temps, Hugo s’autorise à se tourner vers l’avenir, Lisa, rongée par la culpabilité, ne parvient pas à refaire surface… Jusqu’au jour où elle trouve dans une vieille armoire du grenier les lettres échangées entre Alice et Gabriel pendant la Seconde Guerre mondiale – où Gabriel a passé cinq ans prisonnier dans un camp – ainsi que le journal intime d’Alice, qu’elle n’a jamais osé montrer à son mari. Et là, découvrant le courage de cette jeune mère de famille qui refuse de laisser les pires souvenirs de ce qu’elle a subi pendant l’Occupation gâcher les jours à venir, Lisa va réfléchir…
La plume de Bruno Combes est très vivante, avec ses dialogues fluides et crédibles, remplis d’émotions que l’on ressent à la lecture de ceux-ci. Cet auteur sait également bien nous décrire des lieux, avec des descriptions simples et imagées pour qu’on les visualise comme si on y était. «Lilian s’émerveilla devant le Fournial, une petite pièce au sol de terre battue où trônait l’ancien four à pain avec sa voûte encore intacte… la dernière fois que ce four avait laissé échapper les odeurs de grillé de farine de blé se transformant en pain, c’était au cours de la Seconde Guerre mondiale.»
Dès les premières pages, on tombe en amour avec cette famille qui vit un drame épouvantable, soit survivre à la mort d’un enfant. Et bien que le père et la jeune sœur du garçon tentent tant bien que mal de continuer d’aller de l’avant dans leur vie, la mère peine à trouver un sens à sa vie et à se remettre sur les rails. C’est seulement en découvrant les secrets de la vie et des épreuves qu’ont surmontés les ancêtres qui ont vécu au domaine La part des anges, que Lisa reprendra goût à la vie et fera la paix avec ses propres drames.
J’aime la manière dont l’auteur nous fait apprivoiser cette famille, en plein milieu de leur reconstruction, tout en intercalant l’histoire d’Alice et Gabriel entre 1933 et 1945. On est profondément touchés par ce qui leur arrive, émus par l’amour qui les unit et les aidera à surmonter tout. Finalement, on voit l’espoir renaitre dans les yeux et le cœur de Lisa et cela en fait un roman très divertissant à lire d’une traite.
Extrait : «Alice était là pour elle et elle était là pour Alice. Deux destins, deux femmes qui n’avaient rien en commun, qui n’avaient pas vécu à la même époque, mais qui, sans le savoir, s’étaient cherchées et trouvées. Deux solitudes blessées par les épreuves de la vie qui, à travers l’histoire de l’autre, tentaient de trouver la paix.»
De Seulement si tu en as envie… à Je ne cours plus qu’après mes rêves, et aussi Le Secret de la montagne noire, en deux tomes, publiés chez Michel Lafon, Bruno Combes n’a pas cessé d’affiner sa perception des grands enjeux de l’existence. Dans ce nouveau roman, il aborde un sujet qui nous concerne tous : comment survivre après un drame ?
Parution : août 2020
Prix : 29,95$
Éditions Michel Lafon https://michel-lafon.ca/




























































