Qu’on connaisse ou non les spectacles «Anatomies de l’objet», le cabaret «L’anatomie de l’objet, traité no 5 : l’état des choses» vaut le détour. Avec humour, les animateurs clownesques Marcus et Mr Poulpe s’en donnent à coeur joie dans la jonglerie intellectuelle, ne reculant pas devant des «opérations mathématico-philosophiques complexes telles la synthèse… et la dissimulation de preuve.»

Photos fournies par le «Théâtre de la Pire Espèce»
La joyeuse ribambelle de 8 comédiens met tout en oeuvre pour démontrer qu’au théâtre, l’objet est plus qu’un accessoire. Captation d’un personnage miniature embarré à l’extérieur de sa résidence, le tout reproduit sur écran; simulations d’accidents avec une mini-voiture, etc.; on cerne l’objet, dans le but d’en révéler le pouvoir d’évocation. Même si ce spectacle comporte son lot de bonnes idées qui font rire et réfléchir, c’est trop long (2 heures et demie incluant l’entracte). On y gagnerait à épurer le tout pour en arriver à une bonne heure et demie sans entracte.

Photos fournies par le «Théâtre de la Pire Espèce»
Comme il ne saurait y avoir de cabaret sans musique, le «Théâtre de la Pire Espèce» qui célèbre ses 20 ans, s’offre un trio de musiciens imaginatifs qui souligne efficacement l’action, amplifie les suspenses, etc. Rappelons que cette compagnie montréalaise, fondée et dirigée par Olivier Ducas et Francis Monty, a reçu de nombreux prix, notamment, pour les spectacles «Ubu sur la table» (2003) et «Gestes impies et rites sacrés» (2010).
L’anatomie de l’objet, traité no 5 : l’état des choses
Texte : Olivier Ducas, Mathieu Gosselin, Alexandre Leroux et Francis Monty
Mise en scène : Olivier Ducas et Francis Monty
Distribution : Étienne Blanchette, Jérémie Desbiens, Olivier Ducas, Mathieu Gosselin, Alexandre Leroux, Francis Monty, Karine St-Arnaud et Marie-Ève Trudel
Musique : Mathieu Doyon et Nicolas Letarte
Théâtre Aux Écuries, jusqu’au 25 mai




























































