Pénélope Jolicoeur, qui cumule les métiers (comédienne, chanteuse, metteuse en scène, animatrice, éditrice, autrice et relationniste de presse), propose un premier roman pour adulte Parce que… la vie! Aux éditions Libre Expression. Avec beaucoup d’humour, un peu de malaises et un quotidien qui déborde de situations à gérer, d’imprévus et de personnes à s’occuper, l’autrice nous présente la vie trépidante de la relationniste de presse Béatrice. Voilà donc un feu roulant de situations, de rebondissements et de malaises qui nous font franchement rigoler et oublier notre petit quotidien simple et sans défi, comparé à Béatrice, qui en plus de tout ce qui lui arrive, tente encore de trouver l’amour, parce que… pourquoi pas ?
Résumé : Relationniste de presse, Béatrice jongle avec les aléas du quotidien grâce à une bonne dose de cynisme et de déni. Côté coeur ? Le dating à l’ère des applications ne lui inspire que lassitude et désenchantement. Côté finances ? Ce n’est guère mieux, d’autant plus qu’elle vient d’apprendre que sa job est en jeu – in this economy ?! Tout bascule quand l’une des poètes qu’elle représente est propulsée du jour au lendemain sous les projecteurs. Entre mille et un incendies à éteindre et la rencontre du bel Étienne, un clown humanitaire aussi insupportable que sexy, Béatrice est emportée dans un tourbillon vertigineux. Au bout du chaos, saura-t-elle enfin trouver un peu d’équilibre et… d’amour ?
J’ai fait une belle découverte en lisant ce premier roman pour adulte de Pénélope Jolicoeur, qui nous entraine dans la vie trépidante d’une relationniste de presse, qui tente de jongler avec son fils qu’elle a en garde partagée, sa mère qui revient habiter chez elle et ses divers mandats de relationniste, tout en essayant d’éviter sa proprio qui veut son loyer, et en « swipant» à droite parfois pour se trouver une date potable pour faire peut-être battre son cœur un peu plus vite.
Juste avec la page couverture de ce livre, je savais que Béatrice serait un peu dépassée par la vie, en perte de contrôle et à la recherche de solutions pour ses multiples problèmes. Mais je ne m’attendais pas à autant d’humour, de cynisme, et d’autodérision. Ce livre est tout simplement jouissif à lire!
Extrait de son humour dans les premières pages du roman : « J’accompagne mon pipi matinal d’une séance de swiping sur mon application de rencontres. Photo d’un homme en habit de camouflage qui tient un petit poisson par la queue. Swipe à gauche. Photo d’un homme en chest qui tient un cristi de gros poisson. Swipe à gauche. Photo d’un homme en chest avec une moue de truite qui tient un haltère. Swipe à gauche. Photo de groupe de trois gars (t’es lequel, Antoine, quarante-sept ans, Chambly ?). Swipe à gauche. Photo d’un homme en chest devant un miroir, son cellulaire cachant la moitié de son visage. Beau chest. Beau demi-visage. Hésitation. Description : «En couple ouvert. Pas de drama. Viens t’assire sur ma face.» Mmm. Articulé. C’est tentant. Swipe à gauche. Photo d’un beau brun avec une fille (passé réglé, Simon, quarante-huit ans, Boisbriand ?) Swipe à gauche. Une autre photo d’un autre gars qui tient un poisson… Pourquoi tant de poissons ? Serait-ce une métaphore qui m’échappe ? Swipe à gauche.»
Juste avec ce petit bout de paragraphe, j’étais conquise, je savais que j’allais passer du bon temps avec Béatrice et ses péripéties. Bien honnêtement, il y avait tellement de situations à gérer, d’imprévus qui s’empilaient qu’après quelques chapitres, je prenais une pause, car j’étais exténuée par tous ces rebondissements, haha! Pas le temps de s’ennuyer avec ce livre.
J’ai également beaucoup aimé en apprendre sur le métier de relationniste de presse. Ce n’est pas de tout repos. Et je lève mon chapeau à toutes ces personnes qui font ce métier. Il faut croire en leurs produits culturels qu’ils veulent promouvoir. Il faut bien encadrer, protéger, encourager, défendre leurs artistes, tout en négociant avec les divers médias et en tentant de convaincre d’acheter leurs produits, tout en multipliant les autres travaux connexes.
En plus de cette histoire palpitante, à l’humour cynique et une belle autodérision, j’ai aimé les relations que Béatrice entretient avec son artiste Hélène et le beau clown sexy Étienne. C’est intéressant de voir comment les relations progressent au fil des pages.
Finalement, je dois donner une mention spéciale aux titres de chapitres que j’ai trouvé très originaux. Comme le titre du livre, les chapitres débutent tous par : Parce que… avec une fin de phrase qui résume ce qui s’en vient.
Parce que… la fin justifie les moyens
Parce que…on ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs.
Parce que… chaque chose en son temps.
Je dois dire que Pénélope Jolicoeur rejoint maintenant ma liste d’auteurs et autrices coup de cœur. J’ai bien hâte voir ce qu’elle va nous proposer pour son prochain roman.
Comédienne, chanteuse, metteuse en scène, animatrice, éditrice et autrice, Pénélope Jolicoeur est certaine que, si elle passait moins de temps à jouer à Fortnite, elle aurait écrit au moins trois romans de plus. Elle est l’autrice d’un texte dans le collectif Dans les yeux de mon père (Hugo) et de romans pour adolescents (Rêve ou raison et la trilogie Maléfices chez Boomerang éditeur jeunesse). Elle est aussi éditrice et relationniste de presse. Elle prête sa voix à de nombreux livres audio. On peut la trouver arrosant ses quarante-douze plantes vertes, arborant un magnifique masque à lumière LED avec la ferme impression que ça donne de quoi. Parce que… ça donne de quoi, hein ?!
Prix : 29.95$
Date de sortie : 18 février 2026
Nombre de pages : 232 pages
Éditions : Libre expression : https://editionslibreexpression.groupelivre.com/
Pénélope est également éditrice chez Hurlantes éditrices : https://www.hurlanteseditrices.com/



























































