– Une émouvante saison musicale pointe à l’horizon de la salle Bourgie en 2026-2027.
Conçue par le directeur artistique Olivier Godin et la directrice Claudine Jacques pour les milliers de mélomanes qui accouront à la salle Bourgie savourer chaque soir la programmation musicale désormais dévoilée, cette corne d’abondance en offrira vraiment pour tous les goûts musicaux.
Arc-en-ciel d’émerveillements
Solistes de premier plan (Benjamin Grosvenor, Piotr Anderszewski, Aimi Kobayashi, Pierre-Laurent Aimard, Bertrand Chamayou, Elisabeth Pion, Charles Richard-Hamelin, Thibaudet-Capuçon-Batiashvili en trio, entre autres), d’innombrables enivrements de musique de chambre, des soirées de musique ancienne, du jazz relevé, un ambitieux concert de spirituals (23 février) même des trouvailles de la chanson autochtone (30 septembre), surtout ce Gilles Vigneault comme trésor québécois remémoré (3 octobre), mais ajoutons aussi des spectacles de musiques du monde et puis toujours cette série fabuleuse avec les premiers solistes des sensationnels pupitres de l’OSM sans oublier le partenariat avec Les Violons du Roy.
Artistes internationaux et canadiens
À la soirée exquise d’annonces programmatiques du mercredi soir 29 avril, une illustration bouleversante survint.
Avec la courtoisie d’offrir à nos excellents artistes canadiens l’opportunité de se produire ou de se faire reconnaître, nous avons goûté une immédiate incarnation de cette nécessité de la carrière artistique: il s’agissait d’un extrait du Délire amoureux de Haendel avec la magistrale voix suprêmement enrichie, mûrie d’une émotion callassienne émanant de la valeureuse soprano Anna-Sophie Neher accompagnée au clavecin par Mélisande McNabney (récital du 28 février 2027).
Poursuite du cycle Schubert
Franz Schubert recevra en 2026-2027 les plus grands honneurs en présence encore cette troisième — voire quatrième — année d’un cycle fort apprécié, mais le compositeur Max Reger surgira à ses côtés le soir de la saint-Valentin sans qu’on omette au printemps prochain le bicentenaire du décès de Beethoven en jouant une panoplie de ses oeuvres.
Mosaïque de nos meilleurs musiciens
Un triple exemple de réunions de talents phénoménaux (dont les abonnés de l’OSM ont une petite idée) s’incarnera dans des quintettes dont un le 12 mars prochain inclura le hautboïste fabuleux Alex Liedtke, le jovial clarinettiste Todd Cope, l’extraordinaire Stéphane Lévesque au basson dans Mozart et Beethoven et puis le 11 décembre l’éloquente violoncelliste Anna Burden s’ajoutera pour un quintette de Brahms.
D’autres soirs, comme le 16 avril, nous serons choyés des ajouts de l’altiste Victor Fournelle-Blain ou des violonistes Andrew Wan et Marianne Dugal ainsi que de trois autres violonistes et une violoncelliste bienvenue de plus que Anna Burden afin de nous faire réentendre un Octuor d’Enesco.
Étourdissante idée de la fuir
De quelque coté qu’on se tourne, la programmation ne permettra à personne de s’enfuir serein au soleil l’an prochain, puisque l’illumination musicale quotidienne ratée, toute intérieure à la salle Bourgie, supplantera toute idée de refuge ailleurs qu’en musique, soit notre unique contrée épargnant notre âme d’être ailleurs exposée aux étroitesses d’esprit sévissant ailleurs.
Désormais, voyager au loin nous exposera aux remords.
Qui se privera d’une sereine quiétude offerte à si bon marché puisque avec un choix de sept (7) concerts on ose vous offrir 30 pour cent de réduction?
Incitation à se rajeunir par tous les moyens cosmétiques imaginables, les très jeunes, ceux de moins de 30 ans, acquièrent même un billet à un maigre 10 dollars le soir-même (quand il restera des places invendues). Pourquoi ai-je accepté si docilement de vieillir?
Festin musical
Si, famine annoncée, il y a, elle ne sera pas musicale : d’ailleurs, depuis longtemps, comme Rimbaud, nous savons tous souper d’étoiles.

























































