Judas Priest fête un demi-siècle de heavy métal

Devant une foule avide de voir Judas Priest, les lumières se sont éteintes et une croix à l’effigie du groupe fit son apparition. La scène ressemblait à un quartier industriel, un rappel de la ville natale des musiciens soit Birmingham. Deux gros cônes orange trônaient, un rappel des décors célèbres de nos routes. Puis, sur un écran géant derrière le batteur, de superbes images vidéos nous ont rappelées le parcours incroyable du groupe.

Judas Priest a un demi-siècle derrière la cravate et les fans étaient au rendez-vous, y compris de jeunes enfants accompagnés de leurs parents. C’est tout dire de l’avenir du métal.  

Rob Halford (chant), Ian Hill (basse), Scott Travis (batterie), Richie Faulkner (guitare) et Andy Sneap (guitare) ont pris place. Au départ de la tournée, un seul guitariste était en poste, mais la protestation des fans sur les réseaux sociaux a forcé Judas Priest à faire des changements et dès lundi soir deux guitaristes jouaient et s’entendaient comme larrons en foire.

Le groupe a brisé la glace avec la chanson One Shot at Glory de leur album Painkiller. Dès les premières notes, nous savions que malgré le temps passé, Rob Halford était en forme physiquement et vocalement malgré ses 70 ans. Hormis Ian Hill, un musicien plus discret, les membres du groupe ont meublé allègrement leur espace respectif.  Un éclairage permettait de contempler le maniement de l’instrument du guitariste Richie Faulkner. Le spectacle s,est poursuivi avec Lightning Strike de leur album Firepower et un classique avec nul autre You’ve Got Another Thing Comin’.

Judas Priest pigea dans plusieurs de leurs albums dont Turbo, Point of entry, Ram it down entres autres. Il y a eu deux reprises soit The Green Manalishi (With the Two Prong Crown) de Fleetwood Mac et Diamonds & Rust de Joan Baez. Pour illustrer la chanson A touch of evil, on a fait dérouler de vieux vidéos des années 50 montrant des personnes supposément possédées. La plus vieille chanson du groupe Rocka Rolla fut aussi sortie des boules à mites.

Pour Blood red skies, une grosse cheminée fit son apparition avec des images de raffinerie et de sa pollution. On apercevait parfois des images du guitariste Glen Tipton qui a dû quitter le groupe pour des problèmes santé. Rob Halford a changé souvent de veste au courant de la soirée, mais la plus originale fut son long manteau de jeans rempli d’écussons de groupe.

Pour la dernière étape de la soirée, ils ont entonné Painkiller, qui, pour moi, est la meilleure chanson de leur catalogue et la plus heavy, suivi d’Electric eye. Et bien sûr Rob Halford arriva sur son éternelle moto pour interpréter Hell bent for leather suivi de Breaking the law et comme dernière chanson Living after midnight. Finalement malgré l’espace restreint sur scène, on a réussi à faire apparaître un gros taureau gonflable.

Le choix de chansons prises sur plusieurs décennies a été excellent. Rob Halford de ses 70 ans n’a rien à envier au plus jeune. Tout en voix et se balade toute la soirée. Le spectacle de Judas Priest a été précédé du groupe rock progressif américain Queensrÿche.

Une invitation d’Evenko.

Liste des chansons :

  1. One Shot at Glory 2. Lightning Strike 3. You’ve Got Another Thing Comin’ 4. Freewheel Burning 5. Turbo Lover 6. Hell Patrol 7. The Sentinel 8. A Touch of Evil 9. Rocka Rolla 10. Victim of Changes 11. Desert Plains 12. Blood Red Skies 13. The Green Manalishi (With the Two Prong Crown) 14. Diamonds & Rust 15. Painkiller Rappel:16. Electric Eye 17. Hell Bent for Leather 18. Breaking the Law 19. Living after midnight.

 

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