C’est enfin ce soir que Radio-Canada lance la toute première saison de sa nouvelle quotidienne Antigang. Plongée au cœur de la lutte contre le crime organisé, la série met en scène une équipe soudée, confrontée à des situations où la pression et les dangers sont constants. Elle promet de révéler non seulement les enjeux criminels, mais aussi les dilemmes personnels et les choix difficiles auxquels sont confrontés ceux qui protègent la loi… et ceux qui la défient !
Pour cette première semaine de diffusion, les téléspectateurs pourront découvrir Antigang dans un format exceptionnel de 60 minutes, avant de retrouver, dès la semaine prochaine, les épisodes réguliers de 30 minutes, diffusés du lundi au jeudi. Cette première soirée d’ouverture sert de porte d’entrée idéale pour se familiariser avec l’univers de la série, ses personnages et les défis qui les attendent au fil de la saison.
Antigang, c’est une escouade spéciale de 5 sergents-détectives issus des différents corps policiers tant au municipal qu’au provincial qu’au fédéral. Les voici.

Jean-François Bégin, 50 ans, provient de la Sûreté Nationale. Il est sergent au sein de l’escouade Antigang. Leader naturel du groupe et protecteur de ses collègues, il est une figure solide et charismatique, un être instinctif, impatient et insoumis. Les enquêtes de l’escouade l’habitent du matin au soir et il soigne les relations qu’il développe avec ses informateurs même si ceux-ci sont parfois des êtres à la personnalité trouble. Jean-François est le baromètre sur lequel on se fie pour avoir l’heure juste sur une situation. Son assurance peut parfois passer pour de l’arrogance aux yeux des autres. Célibataire et sans enfants, peu de gens ont véritablement accès à son intériorité. Il aime la camaraderie et la vie de groupe, mais il évite soigneusement de parler de lui.
« Son principal défi sera de demeurer intègre. Dans ce milieu-là comme dans plein d’autres des fois il y a des tentations peut-être de prendre des raccourcis pour arriver à ses fins, mais je pense qu’en tant que policier, il faut que tu respectes les règles, parce que ça fait partie intégrante de la job. Je pense aussi qu’au niveau personnel, il aura le défi peut-être de s’ouvrir un peu et d’être moins apeuré. À la lumière de la quarantaine d’épisodes qu’on a eu la chance de lire, c’est un gars je pense qui cherche à se protéger, qui a peut-être un peu peur de se laisser aller dans des relations, il est peut-être un peu craintif donc c’est possible que ce soit un défi pour lui. »

Mathilde Lapierre, 42 ans, provient de la Sûreté Nationale. Elle est sergente au sein de l’escouade Antigang. Rassembleuse et pétillante avec ses collègues, diplomate, réfléchie et observatrice, elle pratique souvent l’autodérision, à la fois pour se protéger et pour dédramatiser des situations. Rassurés par l’empathie et le sens de l’écoute de Mathilde, les témoins se confient plus facilement à elle. Mathilde fait rarement étalage de ses émotions, bien qu’elle s’intéresse à celles des gens qui l’entourent. Célibataire et sans enfant, elle ne fait de cadeau à personne : dans l’intimité, elle donne une chance aux gens, jamais deux, car elle n’a pas de temps à perdre. Le cœur battant de sa vie est son travail.
« Le défi de Mathilde, je pense que c’est de demeurer la gardienne du bien de son équipe. C’est une fille qui n’a que son travail. Elle n’a pas d’amoureux, pas d’amoureuse, pas d’animaux, pas de vie active, du moins de ce qu’on en connaît actuellement, donc son travail c’est beaucoup de sa vie, alors c’est une fille qui est très gardienne, qui se préoccupe ‘Tout le monde va tu bien ?’ C’est peut-être pas un défi en tant que tel, parce que c’est sa nature, mais est-ce que les gens autour d’elle vont être challengés, ça oui ! »

Sergent au sein de l’escouade Antigang, Philippe, 36 ans, provient de la Police Fédérale. Spécialisé en renseignements, il gère une banque de données spéciale dans laquelle se trouvent des informations sur les individus reliés au crime organisé ainsi que sur leurs activités. Il est plus à l’aise devant son écran d’ordinateur que sur le terrain (qu’il ne boude pas pour autant). Philippe est d’origine haïtienne et a deux demi-frères qui flirtent avec la petite criminalité, ce qui ne manque pas de créer des frictions entre eux et lui. Même s’il peut paraître au premier coup d’œil jovial et rassembleur, Philippe a un tempérament plutôt pessimiste et il lui arrive de se sentir incompris et angoissé. Il vit avec sa copine et leurs deux chiens.
« Les défis de Philippe seront plutôt d’ordre personnel. Il va être beaucoup confronté à sa famille; être capable de concilier travail et famille, disons que ça va être assez houleux. Il vient d’un endroit qui est quand même assez différent du milieu de la police. Donc pour lui, je pense que ça va être un gros défi de réussir à concilier ses deux mondes là ensemble. »

Sergent au sein de l’escouade Antigang, Tommy, 48 ans, provient du SPGM. Introverti, analytique et cérébral, c’est une force tranquille. Il aime être sur le terrain, observer par lui-même comment bougent les choses; il ne laisse rien au hasard. Grand ami de Jean-François, Tommy est moins téméraire que lui, et il sait le rappeler à l’ordre quand c’est nécessaire. Tommy s’est remis en couple après son divorce. Il a une fille de 20 ans, Léonie, qu’il surprotège naturellement; aussi se fait-il du mauvais sang pour elle depuis qu’elle s’intéresse d’un peu trop près aux fils d’un criminel notoire. Cette inquiétude hante Tommy et déteint sur son travail.
« Les défis de Tommy, ca va être de mêler la vie professionnelle et la vie personnelle. De garder un oeil de la bonne façon sur sa fille en essayant d’arrêter du monde, mais sans créer de conflit familial. On va le voir dès cette semaine, sa fille est peut-être en train de mettre le pied à quelque part où il faudrait pas. Donc tenir sa famille en place je dirais sera son principal défi. »

@Eric Myre
Carolanne Daigneault, 40 ans, provient du SPGM (Service de Police du Grand Montréal). Elle est sergente au sein de l’escouade Antigang. Fière, farouche, secrète et indépendante, elle aime prendre en charge des dossiers complexes qui font appel à ses capacités d’analyse, par exemple, le fonctionnement d’un réseau de blanchiment d’argent. Elle est très performante, sans rien demander à personne. Elle prend certains risques autant dans sa vie personnelle que professionnelle. « Les choses ne sont jamais ce dont elles ont l’air » est son mantra. Quand elle n’est pas à l’Antigang, elle est dans sa petite maison de banlieue avec son mari et leurs deux enfants. Elle est proche de sa collègue Mathilde, mais ne lui confie pas tout.
Karine était absente lors du visionnement de presse.

Le lieutenant Christian Thibeault, 56 ans, provient de la Sûreté Nationale et il est le patron de l’escouade Antigang. Homme à la fois solide, brillant et bouillant, guerrier à part entière, il ne fait pas de micro gestion avec ses enquêteurs; toutefois, lorsqu’une situation l’exige, il n’hésite pas à se salir les mains. Il protège ses enquêteurs comme un bon père de famille et prend les coups à leur place, mais il secoue ses troupes et remet les pendules à l’heure lorsque c’est nécessaire. Bien qu’il réfléchisse davantage comme un gestionnaire, il n’a jamais oublié ses années de terrain. Stratégies, leadership, analyse des priorités, optimisation des ressources et résultats sont des enjeux qui le préoccupent.
« Christian Thibault a beaucoup de défis. Il gère une équipe, ce sont des enquêtes complexes, c’est de la gestion humaine. En plus de ça, il gère les rapports avec le monde politique, il gère aussi toutes les relations par exemple avec la police fédérale, et puis l’autre affaire qu’il gère, ce sont les sous. Il y a peu de ressources, mais tout le monde veut de la filature. Il faudra faire des choix, on ne peut pas mettre de la filature sur tout le monde. En plus de tous les enjeux éthiques : jusqu’où on va dans une enquête pour pogner quelqu’un ? La ligne à franchir est très très mince. Il gère des enquêteurs qui veulent. Comme le personnage de Patrice Robitaille, il VEUT trouver les bandits, et il n’y a rien qui va l’arrêter, donc il me challenge au boutte ! Même chose pour personnage de Fabien. Une affaire qui est vraiment intéressante dans cette aventure-là, c’est que les personnages sont vraiment très très francs. »
Non les messages ne passeront pas par 4 chemins.

Même si les motards se targuent toujours de ne pas avoir de structure hiérarchique, Marchand est en quelque sorte le chef des Death Shadows : il est le membre le plus influent et le plus important de cette organisation de motards criminels. Un homme sombre, narcissique, dangereux et calculateur; il n’a aucune empathie. À vrai dire, c’est un psychopathe. Marchand est un criminel très intelligent; ce n’est pas pour rien qu’il est le leader des Death Shadows; s’il avait évolué au sein du monde professionnel légal, Marchand aurait sans doute été le PDG d’une compagnie florissante. Il est marié à Fanny Boutin, mais il a plusieurs maîtresses. Sa femme est peut-être la seule personne qui ait une certaine autorité sur lui.
« Le défi de Denys Marchand c’est d’arriver à ce que son immense entreprise tentaculaire continue à fonctionner malgré tous les aléas, tous les accrocs auxquels on assistera. Le salon de coiffure de ma femme va devenir un lieu important dans la série, il s’y passe beaucoup d’affaires, beaucoup de rencontres et le défi, ça sera de faire comme si de rien n’était. Que tout se passe bien. »

Épouse de Denys Marchand, Fanny impose de ce fait le respect dans son entourage. Elle tient un salon de coiffure où elle reçoit ses amies, mais aussi les conjointes d’autres motards et membres d’organisations criminelles avec lesquelles elle adore potiner. Son salon sert par ailleurs à blanchir de l’argent. Il permet parfois à son mari de rencontrer discrètement certains de ses acolytes. Dans sa relation avec Denys, elle peut se mettre très en colère quand quelque chose ne va pas comme elle le souhaite; elle accepte pourtant ses infidélités, car cela fait partie du contrat quand on est la femme d’un motard. Tant que l’argent rentre (et il rentre à flots!), Fanny sait qu’elle doit choisir ses batailles. Mais est-ce que Fanny et son salon pourront se tenir indéfiniment à l’écart de la guerre sans merci qui se dessine avec les gangs de rue?
« C’est une drôle de conciliation travail-famille. Dans tout ce qui est mis de l’avant pour ce personnage-là de femme de motard criminalisé, c’est que it’s part of the game. Tu sais dans quoi tu t’embarques, dans quoi tu signes, mais un moment donné les émotions, le stress, la peur, versus ce que tu t’attendais à faire, je pense qu’il est là le défi. D’avoir à gérer ça, tout en restant humain, puis de rester sensible, de rester amoureux, aimante, autant de son mari, que de ses enfants, d’être une bonne mère, tout ça mais en ayant la conscience de tout ce qui est autour, Et au salon, il y plein de choses qui se passent, qui se disent, et ça sera aussi un défi de protéger cet espace-là qui devient très pivot autant pour les confidences que pour les transactions. »
Voilà pour les personnages dits principaux. Mais vous reconnaitrez aussi beaucoup de visages dans les personnages secondaires : Frank Schorpion, David Giguère, Catherine St-Laurent, Fayolle Jean Jr, Luis Oliva, Fabiola Nyrva Ala et Patrice Bélanger. Ce dernier étant présent lors du visionnement de presse, nous en avons profiter pour lui demander quels seront les défis de son personnage de Bruno Monette, sergent de la police fédérale :

« Le défi de Monette sera de réussir à mener à bon port son enquête et son bout de l’histoire en tant que policier fédéral, sans piler sur les pieds ou sans se faire piler sur les pieds par l’équipe de l’Antigang. On va se rendre compte rapidement qu’ils ont deux méthodes de travail très différentes et des objectifs très différents. Les deux sont dans le rétroviseur de l’un et l’autre et comme le dit l’écriteau « les objets dans le miroir sont parfois plus proches qu’on ne le pense ». Donc, le défi sera de réussir, pour Jeff et pour Bruno, de chacun mener leur enquête en respectant les limites policières ou professionnelles de l’une et l’autre des deux organisations ».
Bonne saison à l’Antigang ! Ce soir, 19h sur ICI TÉLÉ.
























































