En ce temps automnal où tant de festivals de cinéma (nouveau cinéma, cinéma français, et le Festival Image et Nation) prennent beaucoup de place et semblent monopoliser notre attention, les musiciens talentueux de notre pays prennent l’affiche chaque soir et remportent un franc succès dans maintes salles de Montréal.
À la cinquième salle de la Place des Arts, mercredi 30 octobre dernier, un jeune baryton, Marc-Antoine d’Aragon offrait un beau tour de chant de mélodies françaises parmi lesquelles on retrouvait du Charles Aznavour, du Frida Boccara, du Felix Leclerc et tout fut bien chanté avec la même aisance devant un public choyé. Il était accompagné du couple de musiciens Monczak-Massicotte, la première prénommée Nadia à son violon et le second prénommé Steven à son piano.
Enfin, une salle archi comble récompensait vendredi premier novembre les efforts d’Angèle Dubeau et son ensemble La Pietà dont nous avons abondamment parlé dans nos pages avec son récent album Pulsations (Analekta 28748) dont chacune des compositions figurait au programme de concert sans entracte, programme repris le 3 novembre et encore en supplémentaire le 8 mars 2020 à la Salle Bourgie du Musée des Beaux-Arts. Une généreuse séance de signatures pour plus de cent personnes enthousiastes suivait le récital apprécié du grand public qui aura réussi sans doute à «faire aimer et diffuser le plus largement possible la musique classique» pour reprendre les mots exacts du projet musical de la violoniste Angèle Dubeau qui joue sur un retentissant Stradivarius dit Des Rosiers.
Ces récitals grand public diffusèrent donc soit les airs des films d’aujourd’hui, soit la chanson ou la mélodie française et enfin ce qu’il est permis d’appeler le néo-classicisme moderne en musique classique contemporaine avec les compositeurs Ludovico Einaudi, Max Richter, Yann Tiersen, le Québécois Jean-Michel Blais, Johann Johannsson, Alex Baranowski, Olafur Arnalds et Peter Gregson.




























































