Jusqu’au 7 octobre prochain, la Cinémathèque québécoise présente une sélection fabuleuse des oeuvres cinématographiques de ces deux cinéastes marquants: Truffaut et Hitchcock. L’ouverture de l’option Hitchcock-Truffaut s’est démarquée avec, en première soirée, une copie remarquable (offerte par les studios hollywoodiens) du succès commercial planétaire que fut Vertigo, un film-phare tourné dans l’océanique ville de San Francisco.
La magie Hitchcock opère toujours en 2019: une copie aux couleurs envoûtantes avec ces scènes inoubliables dans la forêt de la Vallée des Séquoias géants sans oublier ces perspectives sublimes de la Baie de San Francisco, ces décors équivoques d’anciens manoirs ou d’hôtels quasi européens mais en terre californienne, le fronton du Musée de la Légion d’honneur avec son inscription française À la Gloire de la Patrie sur les métopes de la frise.
Ensuite les plans sur telle physionomie, tel visage, une chevelure couleur des blés, ces yeux de déesse ou de dieu d’Amour ou de la Beauté ou du Crime (parfois tous les trois!) qu’incarne chaque acteur, en somme tous ces rôles offerts aux meilleurs comédiens de l’époque. Pour Truffaut, on observe chaque fois l’audace de la narration et de la construction cinématographiques : on a offert, au premier soir, La femme d’à-côté mettant en vedette Fanny Ardant et Gérard Depardieu, acteurs déjà alors en carrière ascendante à l’époque.
Il faut savoir que pour bien admirer et comprendre les très grands cinéastes contemporains ou classiques, tels John Cassavetes, Pedro Almodovar, Louis Malle, Claude Berri, Claude Lelouch, Bertrand Tavernier, Roman Polanski, Costa Gavras, Jean Renoir, Steven Frears, Xavier Dolan, Lars von Triers, Robert Altman, même Woody Allen ou Denys Arcand voire le regretté et sublime Claude Jutras, la cinémathèque est une école ressourçante unique à Montréal, un temple incontournable pour s’ouvrir continûment et se tenir à la page côté Septième Art.
La double rétrospective sélective offerte propose ainsi, de ces deux géants du cinéma, quelques-uns de leurs chefs-d’oeuvre: le 13 septembre Psychose et La mariée était en noir, le 14 ce sont Les amants du Capricorne puis Les deux Anglaises et le continent, le 15 septembre le fameux Les 400 coups et l’inévitable Baisers volés, puis le 16 septembre The 39 steps puis Shadow of a Doubt. Le 17 septembre c’est Le faux coupable et le sublime La peau douce. Le 18 septembre ce sera Rear Window et l’extraordinaire La chambre verte, suivis le 19 septembre par Suspicion et North by NorthWest.
Sautons au 21 septembre avec Round Midnight et le 22 septembre Fahrenheit 451 puis je note encore un de mes tout premiers Truffaut comme cégépien soit L’Histoire d’Adèle H(ugo) qui avait lancé la carrière de l’actrice française Isabelle Adjani. Ajoutons l’incontournable Jules et Jim le 1er octobre et Vivement dimanche le 4 octobre.
Toute la programmation reste disponible sur le site de la cinémathèque, la carte annuelle de membre ne coûte que 140 dollars annuel et offre des soirées de rêveries solitaires et de découvertes insoupçonnées.
L’an dernier l’émotion du festival Visconti présentant Rocco et ses frères, La piscine et Le Guépard avec Alain Delon mais plus tard Fellini, Antonioni et en volutes incessantes comme les abeilles butinent inlassablement, les programmateurs s’amusent à tirer du pré cinématographique mondial, telle ou telle oeuvre du cinéma de tous des divers continents remplis d’îles de Beauté que nous ne pourrons visiter et contempler qu’au grand écran embellissant et magnifiant tout.




























































